ENTRAINEMENT SPORTIF

    
1.Quels sont les buts d’un entraînement d’un point de vue physique ?


Développer les qualités physiques spécifique à la discipline, amener le
sportif au maximum de ses possibilités pendant les périodes de compétition,
améliorer le potentiel énergétique du muscle (travail en force, vitesse,
résistance, endurance) ainsi que les facteurs d’exécution
de la conduite
(adresse, souplesse, équilibre, technique).

     2.Sur quel phénomène repose la surcharge de l’entraînement ?


Après un entraînement, les matières énergétiques sollicitées par le type
d’effort demandé sont épuisées ;au cours de la période de repos, lors de la
récupération, les réserves énergétiques sont renouvelées, le muscle
retrouve peu à peu son niveau initial de matière énergétique.
Le principe de surcharge repose sur le fait que le muscle retrouve, après
récupération, un niveau de matière énergétiques légèrement supérieur à
celui qu’il avait au démarrage de la séance. Cette phase de surcompensation
peut être mise à profit si on démarre une nouvelle séance d’entraînement
durant cette période ;ainsi le niveau initial augmente chaque fois.

     3.Quelles sont les variations des réserves de matières du muscle en fonction des entraînements spécifiques ?



Le travail d’endurance aérobie doit précéder le travail de vitesse et
anaérobie lactique. Celle-ci ne doit pas être poussée chez les jeunes ;les
volumes de travail long et peu intense doivent préparer des gros volumes de
travail intense. Tout ceci repose sur le principe de progressivité qui
permet à la fois d’éviter le surmenage, l’accoutumance de l’organisme et
l’arrêt de l’amélioration des performances.

     Qu’est-il important d’alterner dans un entraînement ?

Il faudra veiller à alterner :
-les périodes d’entraînement intense et les périodes de travail modéré.
-les séances à gros volumes de travail et à petits volumes de travail (mais
généralement plus intense).
-les périodes de travail et les périodes de repos (1 à 2 jours par
semaines, 4 à 5 jours par cycle d’un mois de travail par exemple).
Cette alternance permettra d’éviter l’accoutumance et le surmenage.

    
Pourquoi dit-on qu’un entraînement doit être spécifique ?

Chaque discipline sportive fait appel à des qualités physiques
particulières qu’il conviendra de rendre prioritaire. Le lanceur privilégie
la force et la vitesse, le coureur de fond l’endurance aérobie.
Cette spécificité oblige, à la limite, à individualiser l’entraînement pour
renforcer les qualités de chacun et pallier les manques.
Cependant, il apparaît que rien de durable et de valable ne peut se
construire sans une solide préparation physique généralisée à base
d’amélioration des processus aérobies.
Cette préparation sera prépondérante chez les jeunes et diminuera
, sans
disparaître, chez les adultes pour laisser la place à la préparation
spécifique.

     Quel est le travail de base commun à l’entraînement de tout sport ?


Entraînement a pour but de préparer le sportif pour qu’il soit capable de
réaliser une performance à un moment précis. Il faudra fixer des objectifs
afin de pouvoir baser les objectifs d’entraînement.
Ces objectifs, ou capacités à développer pour réaliser telle perf sont de 4
ordres :
     -technique : faire geste efficaces en fonction de ses qualités
neuro-musculaires, de sa morphologie ;c’est le rôle de l’apprentissage et
de son perfectionnement
     -tactique :se préparer aux diverses situations que l’on rencontrera
en compétition selon le niveau de pratique ;utilise gestes techniques pour
répondre à ses exigences, on parle parfois d’apprentissage
technico-tactique.
     -physique :développer les qualités physiques spécifiques à la
discipline.
     -psychologique :optimiser les qualités décrites ci-dessus par des
qualités psychologiques où la motivation et la maîtrise affective
(canalisation de l’agressivité) paraissent essentielles.

     Quelles sont les 3 périodes d’un plan de carrière d’un athlète ?

-période de formation de base de 6 à 10 ans au cours de laquelle les jeux
les plus variés répondent au besoin de mouvement ;il ne faut pas enfermer
dans une spécialisation étriquée, mais motiver, amuser. Equilibre
physiologique de l’enfant lui permet de supporter des efforts relativement
intenses et d’assez longue durée si les temps de récupération sont
respectés ;efforts de type anaérobie doivent cependant être évités.

-période d’orientation entre 10 et 13 ans où il est nécessaire de fixer peu
à peu un choix ;il faut mettre à profit cette période pour développer les
possibilités aérobies de l’enfant (endurance, VO2 max) qui lui fournissent
une base solide pour plus tard.

-une période de spécialisation :à partir de 13 ans, quand les
transformations pubertaires permettront un travail de force et anaérobie. A
cet âge, l’ado affirme ses choix et l’entraîneur peut envisager de
construire un travail progressif qui débouchera vers le plus haut niveau.

     Comment établir le plan d’entraînement d’une saison sportive ?

Une saison se construit autour d’objectifs définis le plus souvent par le
calendrier des compétitions. Il conviendra de dégager parmi toutes les
adtes celles qui paraissent importantes afin de déterminer les cycles
d’entraînement qui permettent d’aménager des phases de travail intense et
de récupération au cours d’une saison. D’une façon générale, toute saison
démarre par une période de mise en train d’un mois environ qui peut avoir
divers objectifs :
     -au plan physique : préparation physique générale (PPG) qui alternera
travail aérobie important avec travail anaérobie alactique (vitesse avec
récupération importante). Travail anaérobie lactique sera évité durant
cette période
     -au plan tactique et technique : rappel, révision des acquis et
cherchera à retrouver les gestes, les sensations, à éveiller les
différentes étapes de l'’cte moteur.
     -au plan psychologique : motivation et plaisir de se retrouver, de
retrouver le terrain sans mettre de pression. On aménera le groupe et les
individus à se fixer des objectifs communs et individuels pour la saison.
Après la mise en train, cycle de travail préparatoire à objectif défini.
A la fin de la saison, période de retour au calme qui permettra de ne pas
arrêter directement après phase intense mais de baisser progressivement
niveau d’excitabilité, d’excitation.

   

Les efforts brefs et rapides de type vitesse épuisent électivement les
réserves de matières à base de phosphore (créatine phosphate) ;le muscle
entraîné à des efforts de vitesse s’enrichit en composés phosphorés.
Les efforts anaérobie lactique épuisent les réserves de glycogène ;le
muscle entraîné en résistance augmente ces proportions de glycogène passant
de 2% de la masse du muscle à 5%.
Les efforts de type endurance aérobie entament d’abord les réserves de
glycogène puis les réserves de lipident s’ils se prolongent ;cela
favorisera la combustion des lipides aux dépens des glucides, réalisant
ainsi des économies notables d’énergie.
Le travail en force détruit les protides du muscle ;les protides
musculaires vont doubler leur masse à la suite d’un travail de musculation.

     4.Donner quelques exemple du principe de progressivité