Le protagoniste :
Régis FENDER né le 23 mars 1972 à Thionville. 
Après des études de droit et de sociologie avortées, pour sillonner les routes de France avec un groupe de rock, il a exercé une vingtaine de métiers (ouvrier agricole, cadre, menuisier, chauffeur, aide-soignant, vendeur, etc.) et préparé une licence en naturopathie.
Il exerce actuellement la profession de moniteur au CAT « Le Corail » de Yutz, écrit des livres (quatre au total dont deux récits de voyage), fait de la photographie, participe à la vie de l’association humanitaire FILI (dont il est un membre fondateur) et voyage régulièrement en Afrique et en Europe (à pieds, en pirogue, à vélo, …).
Un périple de 3000 kms, de Marrakech à Saint Louis du Sénégal (Maroc-Mauritanie-Sénégal), avec un Strida, vélo pliable équipé de roues de 16’’ et d’une courroie à la place de la traditionnelle chaîne (le vélo ne dispose donc que d’une seule vitesse !).
Cette équipée, du Haut-Atlas marocain aux rives du fleuve Sénégal en passant par le Sahara (1400 kilomètres de désert et de vents de sable), dura un peu moins de cinq semaines avec des étapes d’environ 160 kilomètres (la plus grande fut de 223 kilomètres et la plus courte de 33 kilomètres) pour 10 heures de route quotidienne.
Un bidon de cinq litres était logé dans le porte-bagages sous-lequel était également fixé un sac de couchage. L’avant du vélo recevait une tente ultralégère tandis que les outils, les affaires de rechange et le paquetage étaient disposés dans un sac à dos qui, au total, pesait environ 5 kilos.
Sept pneus et six chambres à air furent nécessaires (avec une journée record à 3 crevaisons et un pneu hors d’usage) pour rallier Marrakech à Saint Louis mais aucun problème mécanique n’apparut.
Le vélo rencontra un succès inouï et fut pris en photo à de nombreuses reprises tandis que les encouragements fusèrent continuellement : bras et pouces levés, klaxons, etc. Chaque bras tendu, chaque pouce levé, chassa des heures de fatigue !
Les difficultés majeures furent les vents de sables anarchiques et violents, ainsi que les morsures du soleil (sous le tee-shirt la peau cloquait en permanence).
Lorsque la fatigue, ou la nuit, se faisait pressante, la nécessité de trouver un endroit où passer la nuit m’amena :
Dans un champ d’oliviers, dans une orangeraie, dans la cabane d’un vieux pêcheur à la verve cynique, dans des cabanes ou maisons vidées de leurs occupants, dans des tentes nomades (chez l’habitant), dans des villages subsahariens (chez l’habitant), dans des stations-services, sur les bords de route, sur les rives de l’océan ou d’un fleuve, dans des auberges, … à la belle étoile le plus souvent.
L’itinéraire traversa des routes au revêtement variable :
Asphalte lisse et récent, asphalte de coquillages (en remplacement du gravier !), pistes sableuses, pistes caillouteuses, routes ensablées, plage (15 kms), routes avec nids de poules, routes à l’accotement miné (mines anti-personnelles : les récents conflits armés entre les Sahraouis et le gouvernement mauritanien, puis marocain, rend la traversée du Sahara Occidental périlleuse en raison des mines).
Le voyage fut parsemé de rencontres inédites et de situations surréelles :
Je fus pourchassé par des chiens errants,
Je m’égarai trois jours et deux nuits sur les pistes des plaines marocaines piquées de campements nomades,
Je partageai le lait caillé (réservé dans une calebasse) avec des femmes nomades tandis que le patriarche, à la barbe séculaire, s’inclinait pieusement sur un antique Coran,
À la tombée de la nuit, un vieux nomade me prit pour un esprit malfaisant et me chassa avec sa canne avant de se raviser (après que je lui eus adressé les salutations d’usage),
Je mendiai de l’eau dans le désert auprès du peu de véhicules que je croisai,
Je reçus l’hospitalité d’un membre de la famille royale, AL ALAOUI, dans un centre religieux et tribal à ZEOUIA,
Une nuée d’enfants tenta de dérober mes roues de secours en Mauritanie,
Un vieux pêcheur, philosophe cynique, m’ouvrit sa demeure et sa vision extra-lucide du monde,
J’esquivai une tentative de corruption à la frontière mauritano-sénégalaise et méprisai les rabatteurs en tous genres,
Je luttai trois jours durant (entre Nouadhibou et Nouakchott) contre des vents contraires qui, lorsqu’ils tournaient, me projetaient littéralement hors de la route,
Je fis la rencontre de nombreux voyageurs et autres baroudeurs, Suisse, Espagnol, Américain, Irlandais, Français, Italien, Néerlandais, …
Etc.
Je recherche des lieux d’exposition, car le périple fut l’objet d’un reportage photo et d’un carnet de voyage,
Un ouvrage agrémenté de photos est en gestation,
Un voyage à vélo (Strida) sur les traces de l’esclavage en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Gambie, Mali, Burkina Faso, Ghana, Togo, Bénin) est à l’étude.
Contact :
Tél. : 06 98 35 59 87








